Il y a trois ans, commençait l’aventure de El Ganso à l’étranger. En Avril 2011, la marque faisait ses premiers pas hors des frontières hispaniques et décidaient pour cela d’aller s’installer à Paris, dans le quartier du Marais. Trois ans, beaucoup d’aventures et quelques surprises plus tard, Margaux nous parle de la boutique dont elle est aujourd’hui la store-manager, de ce qu’elle représente à Paris et des défis qu’elle suppose.

margaux

Bonjour Margaux ! Peux-tu te présenter pour tous ceux qui ne te connaissent pas ?

Bonjour, je m’appelle Margaux, j’ai vingt-six ans, je suis née à Paris et je travaille chez El Ganso depuis deux ans et demi. J’ai commencé à mi-temps car je faisais un master en sémiologie. Je suis actuellement responsable de la boutique des Rosiers et j’en suis ravie car cette boutique a une âme, mes collègues sont une seconde famille pour moi et le Marais est le quartier de ma jeunesse.

Tu as travaillé chez El Ganso pendant un temps, puis tu en es sortie pour finalement revenir et te voir confier le magasin de la rue des Rosiers, le premier que nous avons ouvert à Paris. Comment as-tu connu la marque ? 

J’ai connu El Ganso par Laia (coordinatrice France/UK)  qui est une amie de longue date. J’ai toujours travaillé pour financer et continuer mes études, c’est de cette façon que j’ai rencontré Laia. El Ganso a été pour moi une révélation, j’ai appris à travailler en équipe et  à aimer vendre des vêtements élégants et originaux. En quittant la boutique pour faire mon stage de fin d’études, j’ai été émue et triste car je savais qu’El Ganso était mon avenir. Cependant, après cinq années d’études, j’étais dans l’obligation de passer mon diplôme, je le devais à mes parents qui m’ont toujours encouragé et à moi-même car je crois qu’il est essentiel de finir ce que l’on a commencé.

 

Et comment abordes-tu ce nouveau défi ?

Être responsable est un véritable défi pour moi, et cela me plait énormément. Apprendre de ses erreurs, se responsabiliser, organiser avec soin la boutique et gérer une équipe sont des actions qui me motive et me dynamise. J’ai des tas d’envies !

 

Comment le public parisien réagit-il à El Ganso selon toi ?

Les Parisiens sont sensibles à la mode, ils ont du goût et sont exigent. Les vêtements sont le reflet de leur caractère. Au-delà de l’élégance des produits et de leur qualité, l’éthique est essentielle pour plaire aux parisiens. En effet, nombreux sont ceux qui s’intéressent à la provenance des produits et El Ganso a ce point fort de fabriquer en Europe.

 

equipoTu sais qu’on aime l’esprit d’équipe plus que tout chez El Ganso, on aimerait bien connaître ta définition du mot “équipe”. Est-ce qu’il y a des choses que tu fais en particulier afin de motiver tes troupes et renforcer cet esprit d’équipe ?

Pour moi, une équipe est un groupe d’individus soudé qui travaille ensemble pour accomplir de grandes choses. Toutes les équipes ont un mode de fonctionnement différent car chaque personne qui en est acteur est une plus-value au travail, à l’ambiance et à l’énergie du groupe. Chacun a ses spécificités et je pense qu’en mettant en valeur les talents des personnes cela ne peut que fonctionner. Je crois, également, que la communication est essentielle ; pouvoir échanger ses points de vue permet d’avancer ensemble dans la même direction. Je n’ai pas de technique particulière pour motiver mon équipe. En revanche, je pense savoir comment faire ressortir le meilleur de chacun d’entre eux car je privilégie le dialogue et je connais les qualités et les faiblesses du travail des uns et des autres. Le but est d’exploiter ces qualités et de s’entrainer pour améliorer les points négatifs. Par exemple, un très bon vendeur ne s’intéresse pas forcement au visuel, je le laisse donc vendre car je sais que c’est un plaisir pour cette personne mais, de temps en temps, nous travaillons ensemble au jeu des défauts. Ce jeu consiste à relever des défauts dans la boutique, qui ont été préalablement ajouté auparavant, cela permet d’acquérir de la rigueur et de la précision. Je pense que l’apprentissage doit être ludique et se faire dans la joie et la bonne humeur.

 

Si tu devais dîner avec une personnalité vivante ou morte, avec qui dînerais-tu, et pourquoi ?

Cette question est, pour moi, difficile car j’aime les grandes tablées avec de nombreuses personnes pour échanger des points de vue. Un diner parfait serait d’avoir autour de ma table Mr Mandela, qui représente le courage et l’altruisme, ainsi que Coco Chanel pour sa touche glamour et féministe. Je pense que nous serions tous les trois très à l’aise et que nous pourrions vraiment nous amuser.

 

Quelqu’un nous a dit que tu aimais particulièrement voyager. Tu peux nous en dire plus ?

Je suis passionnée depuis toujours de voyage. Partir à la découverte d’un pays est pour moi ce qu’il y a de plus excitant vivre. Découvrir d’autre pays, coutumes et cultures me nourrissent et me rendent très heureuse. Très loin, je me sens libre, je n’ai besoin de rien, un sac à dos, un appareil photos, de bonnes chaussures  et je me perds dans des villes bruyantes ou des paysages paisibles à l’autre bout du monde. Je crois que les voyages ouvrent l’esprit, libère des contraintes et ajoute un soupçon  de fantaisie au quotidien. Chacun devrait pouvoir partir pour apprendre à relativiser sur sa vie et pour avoir une vision plus large de ce qui nous entoure.