À cheval entre le 6ème et le 7ème arrondissements de Paris, Saint-Germain-Des-Prés est un quartier qui porte en lui plus de 1.500 ans d’histoire. Tour à tour religieux, révolutionnaire, puis culturel, le quartier a cependant toujours été étiqueté comme intellectuel et même si aujourd’hui c’est moins le cas, il porte en lui les traces de cet appartenance à l’intelligentsia.

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De la Seine à Saint-Sulpice, transpercé par la Rue de Rennes, le quartier abrite en premier lieu l’Abbaye de Saint-Germain-Des-Près. C’est autour d’elle que s’organise la vie dans ce village. En 558, celle-ci est consacrée par l’évêque de Paris, Germain. La Rue du Four est aujourd’hui la seule trace que l’on a de l’Abbaye, celle-ci ayant été détruite pendant la Révolution. Cette rue indique l’endroit où se trouvait le four de la bâtisse. On ne saura plus grand chose de ce petit bourg jusqu’au XVIIème siècle où les intellectuels déjà, s’y réunissent.

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Dans un premier temps les encyclopédistes puis très vite, les révolutionnaires. Marat ou bien Danton habitent par exemple le quartier. Cette tradition intellectuelle va suivre le quartier pendant de nombreuses années : c’est ainsi que la revue Le Divan, née en 1908 sera distribuée à partir de 1923 dans la libraire du même nom tenue par Henri Martineau. Elle y sera éditée jusqu’en 1958. Man-Ray et Picasso fréquentent le quartier, ce dernier finit d’ailleurs dans son atelier de la Rue des Grands Augustins son Guernica en 1937.

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Puis vient la seconde guerre mondiale. Les allemands instaurent le couvre-feu mais Saint-Germain résiste: il demeure l’un des seuls endroits de rencontres et d’échanges. On peut y croiser entre autres, Simone de Beauvoir et Jean Paul Sartre.

À la fin de “la Grande Guerre”, la vie reprend ses droits et Saint-Germain s’anime à nouveau. Musique, théâtre, cinéma s’y bousculent, souvent dans des soirées colorés. Le jazz viendra notamment secouer les penseurs et philosophes et c’est ainsi que Boris Vian et sa trompette débarquent au milieu du quartier des bouquinistes. Juliette Gréco, souvent nommée comme égérie du quartier, l’accompagne. Ainsi qu’un certain Miles Davis, souvent présent lors des soirées organisées dans les caves de la Rue de Rennes.

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Plus tard encore, dans les années soixante, la Nouvelle Vague ira y puiser son inspiration: Jean-Luc Godard, François Truffaut entre autre, y seront vus. Sur un tout autre plan, Belmondo et Jean Seberg, deux des nombreuses icônes du renouveau du cinéma français, y traînent alors souvent.

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Même si le quartier a changé, comme le chante d’ailleurs Alain Souchon dans Rive Gauche à Paris, il porte en lui encore les traces de cet héritage et il est bon de s’y rendre lorsque l’on est à Paris, ne serait-ce que pour marcher dans les traces des hommes et femmes qui l’ont modelé, comme ils ont modelé l’art, la culture et la pensée moderne. Nous serons honorés de vous accueillir lors de votre pèlerinage personnel, avec toute notre équipe au 60 Rue de Rennes.

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